Résumé

Mémoire et pétition des Blessés de Février 1848 adressés au Sénat et à la Chambre des Députés de… (1879)

Aujourd'hui, Messieurs les Sénateurs et Députés, les blessés de février n'ont plus le temps d'attendre, du peu qu'il en reste, beaucoup dépassent 70 ans, quelques-uns en ont plus de 80.
Nous joignons à notre supplique un mémoire qui est l'historique de tout ce qui nous concerne; nous espérons que vous daignerez en prendre connaissance : nous serons certains,
alors, et nous en avons la ferme confiance, que les représentants de la République rendront prompte justice à ceux qui, au prix de leur sang, en ont été les fondateurs.
Source : Gallica

Mémoire et pétition des Blessés de Février 1848 adressés au Sénat et à la Chambre des Députés de… (1879)

LE CITOYEN SÉNARD.— Je ne pensais même pas au milliard de l'indemnité qu'on me rappelle et que des causes politiques, des causes d'intérêt matériel, territorial, pouvaient même en quelque sorte légitimer ou expliquer, je pensais bien à autre chose, je pensais à la Restauration, élevant aux plus hautes dignités du royaume, non seulement les hommes qui avaient perdu leurs biens, mais d'autres qui s'étaient engagés dans des conditions telles que, pour mon compte, ministre d'un gouvernement, je n'aurais pas eu de récompenses à leur offrir. (Très bien ! très bien !)
Source : Gallica

Mémoire et pétition des Blessés de Février 1848 adressés au Sénat et à la Chambre des Députés de… (1879)

En exposant leur vie, ils ont obéi à l'appel impérieux de leur conscience, et le sang qu'ils ont perdu au service de la patrie n'a pas affaibli l'énergie de leur conviction ; c'est là, certes, un beau, un touchant spectacle et bien cligne d'être inédité. La résignation, le courage, le désintéressement, l'abnégation des blessés de Février contrastent noblement avec les appétits sordides sur lesquels s'appuyait le gouvernement déchu.
Source : Gallica

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