La mendicité, acte de demander secours ou de vivre grâce à la charité, a longtemps été analysée à travers des prismes sociaux, économiques et moraux. Dès le XIXe siècle, des auteurs comme Jacques Boucher de Perthes interrogeaient son rapport à la pauvreté, soulignant que la mendicité pourrait précéder la misère.
Maxime Du Camp, quant à lui, la décrivait comme une fonction sociale ou une passion, tandis que Louis Mullem la présentait comme une « science » et un « art ». Henri Baudrillart, en revanche, la condamnait comme un fléau, un parasitisme chronique. Ces approches variées révèlent une tension entre la mendicité comme nécessité et la mendicité comme option, liée à des thèmes comme la pauvreté, la charité ou le paupérisme.