Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Ile de Capri, Souvenirs du Golfe de Naples

Çà et là, dans des fentes de rochers, sur des saillies élevées à donner le vertige, on aperçoit des ruines de tourelles qui semblent accrochées à la falaise comme un colimaçon contre un mur.
Après avoir doublé la pointe di Carena, nous côtoyâmes la face méridionale de l’île, et, si j’ose parler ainsi, je dirai que le paysage change immédiatement. C’est là que sont les plus hautes falaises, les plus abrupts rochers; mais le vent du sud y a jeté des semences qui ont germé dans les fissures où quelques parcelles de terre végétale ont pu se réunir.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Ile de Capri, Souvenirs du Golfe de Naples

Je n’ai plus rien à dire de l’île de Capri, qui est le meilleur belvédère où l’on puisse monter pour voir le golfe de Naples se déployer dans toute sa splendeur. Ces côtes ondoyantes, ce Vésuve qui porte les nuages, cette mer si douce et si bleue, forment un des plus beaux paysages qu’il soit donné à l’œil humain de contempler. Cependant, malgré soi, on y est attristé : la nature y est si puissante que l’homme disparaît
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La place du reste était bien choisie ; c’est l’isolement au milieu d’une nature splendide. Perché au sommet des rochers qui terminent l’île vers le couchant, le palais découvrait une vue immense et un horizon qui n’a de comparable au monde que la rade de Rio-de-Janeiro et les abords de Constantinople. Derrière la mer, dont la plaine azurée sert de premier plan, apparaissent les îles d’Ischia et de Procida, bleuies par l’éloignement et découpant sur le ciel la silhouette de leurs lignes harmonieuses; au-delà, c’est le cap Misène, où Tibère devait trouver la mort dans la maison de Lucullus
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