Marie de Behen, Mallorca (Baléares) (1910)
“ ARRIVÉE A BARCELONE est juché sur le point le plus élevé, et la grande île; la passe coupée d'un rocher plat presqu'à fleur d'eau est fort étroite, et l'on ne s'y engage qu'en temps calme. Au-delà nous débouchons en pleine mer et piquons droit sur Barcelone. A ce moment, aux dernières lueurs du crépuscule, les falaises de la côte nord de l'île se déroulent subitement sous mes yeux. Le ciel se constelle d'étoiles, la lumière de la lune se joue sur la mer endormie, en un ruban d'argent moiré, qui remonte jusqu'à l'horizon. ”
