Marie de Behen

Résumé

Marie de Behen Mallorca (Baléares) (1910)

ARRIVÉE A BARCELONE
est juché sur le point le plus élevé, et la grande île; la passe coupée d'un rocher plat presqu'à fleur d'eau est fort étroite, et l'on ne s'y engage qu'en temps calme. Au-delà nous débouchons en pleine mer et piquons droit sur Barcelone. A ce moment, aux dernières lueurs du crépuscule, les falaises de la côte nord de l'île se déroulent subitement sous mes yeux. Le ciel se constelle d'étoiles, la lumière de la lune se joue sur la mer endormie, en un ruban d'argent moiré, qui remonte jusqu'à l'horizon.
Source : Gallica

Marie de Behen Mallorca (Baléares) (1910)

Après Banalbufar la route se dirige vers l'intérieur de l'île et monte en lacets jusqu'à un col. Plus loin, on a de nouveau de belles échappées sur la mer ; vers Miramar et Sôller un roc isolé dresse sa cime aigüe au-dessus de l'eau, et sa paroi lisse semble toute diaphane, éclairée par les rayons tamisés du soleil. Des nuages, plutôt des brouillards légers, courent sur la mer et la montagne, et le paysage prend des reflets d'opale.
Source : Gallica

Marie de Behen Mallorca (Baléares) (1910)

De Port-Bou, que l'on quitte au petit jour, à Barcelone, le train contourne d'abord les Pyrénées qui ne sont plus en cet endroit que des collines élevées; puis l'on débouche dans une plaine d'où la vue sur les montagnes est saisissante; plusieurs étages de collines bleu foncé, irrégulières de formes et bizarres d'allure, entourent un superbe groupe de montagnes neigeuses, tout rosé sous les rayons du soleil levant; quelques nuages rampaient de gauche à droite et menaçaient d'envelopper tout le paysage dans un voile opaque.
Source : Gallica

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