Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Résumé

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Notes de voyages

Quand on se retourne, vallée verte, avec des plaques noires ; au fond, le grand lac de Bizerte, comme une plaque d’acier : le soleil tape dessus, le ciel est tout blanc.
Formes étranges des peupliers dans les rues de Bizerte : on dirait des sycomores ou des pommiers.
Broussailles épineuses, à droite et à gauche ; de l’eau, des tortues, puis, entre deux coteaux à pente et évasés et couverts de bouquets (comme en Bretagne) , vue de la plaine d’Utique, immense, toute plate, d’un vert blond, la mer au fond et les montagnes de Hammam-lif.
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Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Notes de voyages

La montagne, à main gauche, est rayée en long, de place en place, par des lignes vert de bouteille, avec un fond plus brun, comme si le dessous était à l’encre de Chine : ce sont des sapins qui descendent, partant des grandes masses noires qui viennent après la zone de la neige. Du bas des sapins jusqu’à nous, grande pente creusée, couverte de verdure ; à main droite, la montagne de temps à autre s’achève en pans de murs naturels, placés à pic sur le sommet oblique de la montagne : ils s’arrêtent et reprennent, comme si l’intervalle qu’il y a entre eux fût une brèche qui les eût rasés.
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Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Notes de voyages

On monte par une pente douce, on revoit la mer, dont on se rapproche ; tout en s’élevant, la route suit les sinuosités de la côte, terrain gris et pierreux à gauche, sur les pentes de la montagne ; quelques rares oliviers et myrtes. Le soleil est chaud lorsqu’on est à l’abri du vent ; la mer est bien belle dans le canal de Salamine. La route s’abaisse ; il y a, à gauche, quelques pierres au bord de l’eau, Aldenhoven les indique comme les restes d’un môle ; nous nous rapprochons de la mer, nous humons l’odeur du varech.
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