Roger de Scitivaux

Résumé

Roger de Scitivaux Voyage en Orient (1873)

Jeudi 8 mars.
* Nous partons pour le Sinaï. — Adieu le Nil et ses verts rivages, et le voyage facile sur ses eaux. — Adieu la course rapide du vapeur, et l'élégante dahabieh. — Adieu le joli palais de Kasr-el-Mouza, où nous ne reviendrons plus. C'est maintenant au tour du désert et de la caravane : nous allons affronter le sable, et les longues journées de marche sous le soleil, et les courtes nuits sous la tente; la vie à l'air libre et dans les grands espaces, c'est là le vrai voyage.
Nous voulons, en allant au Sinaï, visiter l'isthme de Suez et le tracé du canal maritime.
Source : Gallica

Roger de Scitivaux Voyage en Orient (1873)

Tous les grands souvenirs de l'histoire dont l'Égypte fut le théâtre revinrent à ma mémoire ! Je vis surgir de cette terre, plus vieille que le monde, toutes les grandes figures qu'elle avait portées.
Placé à ces hauteurs, et comme planant dans le ciel, je voyais à gauche le désert immense, avec sa couleur uniforme; à droite, la plaine verte du Nil, rayée des rubans bleus des canaux; puis le fleuve, que le Caire borde de ses palmiers et des flèches de ses mosquées. — Devant nous, l'horizon fuit avec les eaux vers la mer.
Source : Gallica

Roger de Scitivaux Voyage en Orient (1873)

Aux portes de la ville c'est déjà le désert silencieux et mort, le plus triste désert. Sur cette terre désolée ne se trouve qu'une végétation de pierre. — Au bout de deux heures la vallée se resserre encore. Le torrent s'est frayé un passage entre deux rochers à pic, — mais ses eaux ne coulent pas ; la pierre est sèche et altérée au fond de l'abîme. C'est dans cette gorge sauvage que se trouve le couvent de Saint-Sabas. Deux hautes tours le dominent, et ses murailles, qui l'enveloppent comme une place forte, descendent le long de la pente escarpée. Notre camp est dressé à peu de distance.
Source : Gallica

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