Jeremias Gotthelf,
Le Tour de Jacob le compagnon, par J. Gotthelf…
(1853)
“ Mais Jacob n'acquiesçait pas à cette révolte de son orgueil; l'amour était le plus fort. Il se tut, sortit, s'assit dehors sur le banc de pierre, et se mit à pleurer comme un enfant. La pleine lune, la lune de Pâques se levait à l'horizon. Tout bruit avait cessé, sauf celui de la cascade retentissante. Autour de la vallée campaient dans leur silencieuse majesté les montagnes aux blancs sommets. Celte tranquille splendeur semblait insulter à la douleur de Jacob. Il se sentait un misérable grain de sable perdu dans l'immensité. ”
