Jeremias Gotthelf

Élements biographiques

Portrait de Jeremias Gotthelf Jeremias Gotthelf Ulric le valet de ferme,... par Jérémias Gotthelf… (1854)

« Allons, disputez-vous, dit la cousine, j'ai du plaisir à vous entendre. Quand on s'aime, on se querelle, c'est dans l'ordre, et vous faites justement comme des époux pendant la lune de miel. » — « Je n'aime pas les querelles, reprit Fréneli, et je veux me maintenir le droit d'avoir le visage qui me convient. C'est pourquoi je ne me marierai pas. » — « Je fais aussi la mine qui me plaît, répondit Ulric de plus en plus vexé, et si je ne te suis pas agréable, tu n'as pas besoin de me regarder. D'ailleurs, un peu de patience; mon visage ne sera plus longtemps sur ton chemin. »
Source : Gallica

Portrait de Jeremias Gotthelf Jeremias Gotthelf Le Tour de Jacob le compagnon, par J. Gotthelf… (1853)

Heureux d'avoir rompu avec un passé qui lui devenait à chaque instant plus odieux, Jacob vivait tout entier dans l'avenir; mais le centre de cet avenir, la pierre angulaire des châteaux qu'il y bâtissait, c'était Élise, toujours Élise. Le moment lui semblait venu d'aborder son patron ; il le fit avec bien moins d'embarras qu'il n'eût pensé. Nulle part on ne se sent le coeur plus à l'aise pour une confidence délicate que dans une promenade, à l'air libre, au milieu de la belle nature. Jacob raconta tout ce qui s'était passé entre Élise et lui
Source : Gallica

Portrait de Jeremias Gotthelf Jeremias Gotthelf Ulric le valet de ferme,... par Jérémias Gotthelf… (1854)

Elle s'était dit qu'elle ne se marierait jamais si l'homme qui la voudrait pour sa compagne ne lui inspirait pas la persuasion profonde qu'il possédait un coeur sur lequel elle pourrait se reposer en toute confiance, et qu'il lui serait fidèle dans la vie comme dans la mort. Elle aimait Ulric, elle l'aimait depuis longtemps plus qu'elle ne pouvait le dire, mais elle ne sentait pas encore pour lui cette confiance entière. Et si Ulric la trompait, s'il n'était pas pour elle ce mari dévoué et fidèle auquel seul elle pourrait consentir à unir son sort, elle vivrait et mourrait bien malheureuse.
Source : Gallica

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