Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
“ LE TEMPLE. Qu’il est doux, quand du soir l’étoile solitaire, Précédant de la nuit le char silencieux, S’élève lentement dans la voûte des cieux, Et que l’ombre et le jour se disputent la terre, Qu’il est doux de porter ses pas religieux Dans le fond du vallon, vers ce temple rustique Dont la mousse a couvert le modeste portique, Mais où le ciel encor parle à des cœurs pieux ! Salut, bois consacré ! Salut, champ funéraire, Des tombeaux du village humble dépositaire ; Je bénis en passant tes simples monuments. Malheur à qui des morts profane la poussière ! ”
