Résumé

Henry Jouin La sculpture aux salons de 1881… (1884)

L'artiste a représenté un jeune homme succombant à quelque mal glorieux. Ce blessé qui entre dans la mort à l'heure où d'ordinaire on ne fait que commencer à vivre est idéalisé dans son attitude abandonnée, dans les traits de son visage, dans les grandes lignes d'un corps souple où l'âme vibre encore. Et, près de lui, l'Immortalité radieuse se penche avec un regard maternel. De sa main caressante elle soutient cet élu de la gloire, rappelant ainsi, selon la parole du poëte, Que lorsqu'on meurt si jeune, on est aimé des dieux.
Source : Gallica

Henry Jouin La sculpture aux salons de 1881… (1884)

Le sculpteur est l'imitateur de Dieu.
Ai-je tort, dites-moi, de prétendre que la sculpture est un art de synthèse? Un modèle, qui est l'homme, est le perpétuel objet de l'étude du sculpteur. Ses procédés sont demeurés ce qu'ils étaient à l'origine des temps.
L'outil du statuaire, c'est sa main. Aucune découverte, aucun progrès des sciences ne lui ont profité. Les couleurs à l'huile, les vernis, tout ce qui a révolutionné l'art du peintre depuis quatre ou cinq siècles, n'ont pas leurs équivalents dans l'histoire de l'art du sculpteur.
Source : Gallica

Henry Jouin La sculpture aux salons de 1881… (1884)

Le sculpteur a modelé sa glaise sans pensée.
Une chevelure bien troussée, un minois chiffonné, un corsage, une jupe de coupe élégante, la robe hérissée d'un king'charles faisant contraste avec les fronces d'un éventail aux lames effilées, voilà ce qui a séduit M. Devillez. Sculpture descriptive et réaliste. Les succès durables doivent être cherchés ailleurs.
Ainsi n'a pas agi M. de Blezer. Le Portrait de M. Nozière exposé par cet artiste est une œuvre iconique de réel mérite. Un parfum d'élégance est répandu sur le bronze au modelé savant et concis.
Source : Gallica

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