Gustave Coquiot

Résumé

Gustave Coquiot,  Le Vrai Rodin,... (1913)

“ M. Auguste Rodin, qui est un des organismes cérébraux les plus souples et les plus vibrants que je connaisse, curieux de tout ce qui vit et de tout ce qui pense, homme de méditation et d'observation profonde, est, avant tout, un sculpteur, et, disons-le hardiment, un sculpteur païen. J'entends qu'il n'a qu'un culte, parce qu'il n'a qu'un amour : l'amour et le culte de la nature. La nature est la source unique de ses inspirations, le
modèle sans cesse consulté par où il cherche et atteint la perfection dans un art, difficile entre tous, auguste entre tous.
”
Source : Gallica

Gustave Coquiot,  Le Vrai Rodin,... (1913)

“ Il est la source où, depuis vingt années, chacun vient retremper son inspiration. Tout en demeurant fidèle au culte, dans le passé, de la Beauté immuable, il aura été le grand réformateur de la statuaire, qui lui doit un modelé, un mouvement, de la passion, c'est-à-dire une plus intime communion de l'art avec la nature ou, si l'on veut, une plus complète, une plus virile possession de la nature par l'amour humain. Il est, peut-être, le seul parmi les sculpteurs de tous les temps dont l'œuvre révèle une compréhension universelle de la vie. ”
Source : Gallica

Gustave Coquiot,  Le Vrai Rodin,... (1913)

“ Ça du bronze, ça du marbre !.. Et ces statuaires le mordillent de presque toutes leurs dents'presque blanches ! Ils essayent de rendre le grouillement, le piaillement de la vie. Ça la vie, ça la mort ! Il rit, son nez, son formidable nez branle et son masque exprime l'horreur, dégage de la terreur. De sa sensualité, notre paillardise d'homme apaisé ne s'accommode pas sans trouble. Nous sommes lascifs seulement. Ah, les mots qu'il dit ! la bouche qui les dit ! Rodin ! l'œuvre de Rodin, c'est l'esprit en rut. Rodin cherche le bénéfice de sa sensualité dont il souffre. ”
Source : Gallica

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