Louis de Fourcaud,
François Rude, sculpteur : ses oeuvres et son temps…
(1904)
“ Le cri du génie de la Patrie, à l'Arc de triomphe, le cri du maréchal Ney se ruant à un assaut, au carrefour de l'Observatoire, ou plutôt, d'une acception générale, le cri, ce signe de la plus intense émotion humaine, serait absolument indigne de la statuaire. J'avoue ne pas bien saisir l'indignité. Reconnaissons, si l'on veut, que l'art calme, de force concentrée, est, en soi, l'art supérieur ; mais sera-t-il possible de tout y ramener ? Devrons-nous éviter l'expression ardente des ardentes passions? Est-il indispensable de renier les débordants caractères de la vie moderne ? ”
