Roger Ballu

Roger Ballu

Résumé

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  L'oeuvre de Barye (1890)

“ C'est bien le conquérant et le vainqueur qu'ont salué les acclamations de tout un peuple, qui a été l'arbitre du monde, et qui, à coups de gloires, a gagné l'immortalité. Ce groupe équestre, grâce à sa dignité sculpturale, sa puissance, son envergure, nous reporte, par le souvenir, je le concède, à l'antiquité, à la Renaissance, au Marc-Aurèle du Capitole, au Colleone. Non, je ne veux pas restreindre l'éloge, mais je pense toujours à part moi, qu'il y a des similaires à ce chef-d'œuvre : en connaît-on un, par hasard, à l'inoubliable Jaguar dévorant un lièvre? ”
Source : Gallica

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  L'oeuvre de Barye (1890)

“ L'art de Barye a cela de commun avec l'antique, que, renfermée sous ses traits invariables, la vie des êtres reste concentrée en elle-même et que chacun d'eux vit pour ainsi dire en soi, et comme absorbé dans son individualité ; et que si c'est un animal, il accomplit sa fin sans se dérober à la fatalité qui le régit. Si Barye n'a jamais abaissé et jamais avili son sujet; jamais il ne l'a, non plus, tiré de la sphère qui lui était propre. Il n'a donné à aucun de ses modèles une autre expression que celle que la nature leur a départie. ”
Source : Gallica

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  L'oeuvre de Barye (1890)

“ Sortis de son atelier, le fauve qui rugit, l'oiseau qui prend son essor, le reptile qui s'enroule et rampe, n'éveillent pas en nous que la seule et simple image d'un animal quelconque : c'est la nature animée, frémissante, en pleine intensité de vie, qui nous apparaît dans une de ses manifestations particulières, et ce spectacle d'un membre tendu comme un ressort, d'une poitrine développée, d'une croupe impatiente, a tant de puissance et d'éloquente grandeur, que la forme humaine n'aurait pas évoqué d'une manière plus complète le sentiment de la beauté. ”
Source : Gallica

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