Charles Saunier

Barye (1925)

Résumé

Charles Saunier,  Barye (1925)

“ Et c'est toute cette science qui s'affirme dans le Jaguar dévorant un lièvre. Accroupi sur ses pattes de derrière, le ventre balayant le sol dans une inflexion caractéristique tandis que les pattes de devant, dont les articulations saillent sous l'enveloppe des muscles puissants, soulèvent l'avantcorps, le fauve est représenté le mufle enfoui dans la fourrure de sa victime, fouillant de sa mâchoire gloutonne ses entrailles. C'est atroce et c'est grandiose, tant il y a de souplesse, de force, de vie intense dans l'acte de cette bête cruelle. ”
Source : Gallica

Charles Saunier,  Barye (1925)

“ Les deux chasseurs ne sont pas traités moins heureusement que l'éléphant et les tigres. Du haut de leur tour vivante, ils regardent sans trembler l'ennemi qu'ils vont frapper. Leur visage exprime le courage sans mélange d'inquiétude. La présence du danger les anime et ne les effraye pas. Ainsi la Chasse au tigre, considérée sous le rapport de l'invention, est de nature à contenter les juges
les plus sévères, et l'invention n'est pas le seul mérite de l'œuvre.
”
Source : Gallica

Charles Saunier,  Barye (1925)

“ Un lion passait, un boa lui barre le passage : la terrible griffe s'abat, et tandis que le serpent, Pris comme dans un étau, se replie sur lui-même, éperdu de douleur, et dans un effort suprême essaye, mourant, de se venger, la puissante bête reste impassible devant son perfide ennemi ; à peine si elle daigne détourner sa tête gigantesque et légèrement hérisser sa crinière, tout au plus oppose-t-elle un sourd grognement aux sifflements désespérés de son ennemi. ”
Source : Gallica

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