Pierre Frédé, Aventures lointaines : voyages… (1882)
“ Je n'essaierai pas de vous décrire l'impression de terreur que la présence et la voix du lion jettent dans l'âme d'un homme. Devant une telle bête les plus braves se sentent défaillir ! Je m'acheminais pour regagner ma demeure lorsqu'un rugissement de tonnerre me fit sauter le coeur et m'arrêta court comme foudroyé. Les poils de ma barbe se hérissèrent comme la fourrure d'un porc épie, une sueur froide et visqueuse me coulait de partout. Sachez qu'un lion adulte est d'une telle force que d'un coup de patte il décapite un homme. ”
