Jules Gérard

Jules Gérard

Résumé

Portrait de Jules Gérard Jules Gérard La chasse au lion (1855)

Lorsqu'il lui plait de s'arrêter, le lion fait comme elle.
Arrivent-ils près d'un douar qui doit fournir le souper, la lionne se couche, tandis que son époux s'élance bravement au milieu du parc et lui apporte ce qu'il a trouvé de meilleur. Il la regarde manger avec un plaisir infini, tout en veillant à ce que rien ne puisse la déranger ni la troubler pendant son repas, et il ne pense à assouvir sa faim que lorsque sa compagne est repue. En un mot, il n'y a pas de tendresses qu'il n'ait pour elle pendant et après la saison des amours.
Source : Gallica

Portrait de Jules Gérard Jules Gérard La chasse au lion (1855)

Pour la première fois depuis dix ans, ma carabine avait raté, et le lion était toujours là, debout contre la cépée, qu'il déchirait de ses dents et de ses griffes en rugissant et en se tordant dans les convulsions de l'agonie, à un pas de moi et presque sur le corps d'Amar-ben-Sigha, qui criait comme un possédé.
Tous mes hommes étaient accourus, les uns brandissant leurs yatagans, les autres tenant leurs fusils en l'air par le bout du canon en guise d'assommoirs.
Faibles moyens, pauvres armes contre un ennemi que les balles ne tuent pas !
Source : Gallica

Portrait de Jules Gérard Jules Gérard La chasse au lion (1855)

Le lion, qui a l'habitude de franchir la haie d'amont en aval pour sa plus grande commodité, arrive près du douar, entend les cris, sent les émanations du troupeau dont il n'est séparé que par quelques mètres, il bondit et tombe en rugissant de colère dans la fosse, où il sera insulté et mutilé, lui, l'emblème du courage et de la force, lui, dont la voix imposante faisait trembler la plaine et la montagne, il mourra misérablement assassiné par des lâches, des femmes et des enfants.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature