Blanche Lamontagne-Beauregard,
Au fond des bois
“ La plaine les retient. Ils ne voient pas les cimes. Ils sont paralysés dans le limon de la terre, et rien ne peut les sortir de leur prison et de leur nuit. Au contraire, les âmes vibrantes ont des ailes. Comme l’outarde délivrée de ses liens, elles peuvent à toute heure du jour et de la nuit fuir vers la lumière du ciel. L’outarde libre, c’est l’âme humaine forte de sa pensée, de sa méditation, de son idéal. Comme l’oiseau elle vole, elle monte, elle monte, dans une folle et sauvage joie... ”
