Wenceslas-Eugène Dick, Un drame au Labrador
“ Le chef de la famille s’appelait Labarou ; le fils, Arthur, et le cousin, Gaspard. Quant aux deux femmes, l’une répondait au nom de mère Hélène et l’autre au sobriquet de Mimie. Tout ce petit monde vivait en parfaite intelligence, se contentait de peu et n’avait pas la moindre idée que l’on fût plus heureux ailleurs que sur cette lisière de côte désolée qu’il habitait. Pour peu que la pêche allât bien, que la tempête ne vînt pas démolir la barque ou abîmer les filets et que le hareng, la morue et le maquereau fissent leur migration au temps voulu, on n’en demandait pas davantage. ”
