Julien Thoulet, Un voyage à Terre-Neuve (1891)
“ En été, elles ne sont guère troublées par les grands steamers qui glissent au loin le long du Labrador, ni par les marins trop occupés avec la pêche de la morue ou du homard. Quand l'hiver commence, elles demeurent bien seules; elles voient les montagnes toutes blanches, les ruisseaux immobiles, les sapins frangés d'argent, courbés sous le poids de la neige, la baie devenue comme un champ uni et, au delà, les vagues furieuses déferlant sur les glaçons qu'elles s'acharnent à briser et qui, ressoudés par le froid, s'entassent en énormes amas bouleversés pour se briser encore. ”
