Alexandre Acloque

Résumé

Alexandre Acloque Nos pêcheurs de haute mer (1908)

Pour les pêcheurs embarqués à bord des bateaux banquiers, la journée commence longtemps avant le lever du soleil. Dès deux heures du matin, on voit les hommes de l'équipage sortir l'un après l'autre du panneau de l'avant et accoster le long du bord des doris dans lesquels ils vont s'embarquer. La nuit est sombre, la brise souffle par lourdes rafales; n'importe, il faut quitter le navire pour aller bien loin au large, sur une frêle embarcation, chercher les lignes de fond mouillées la veille.
Source : Gallica

Alexandre Acloque Nos pêcheurs de haute mer (1904)

Quoi qu'il en soit de cette opinion, — d'après la description que nous avons faite de son état actuel, on pourrait croire que l'Islande, cette terre volcanique, désolée et battue des vents, n'offre aux regards que des rochers nus, arides, stériles et dépourvus de toute végétation. Il n'en est rien : en ces parages où règnent le froid et la tempête, la vie n'est point éteinte, et si les formes végétales n'y revêtent pas cette richesse d'aspects, cette exubérance de types des zones plus chaudes, du moins y sont-elles assez nombreuses encore pour fournir ample moisson au botaniste.
Source : Gallica

Alexandre Acloque Nos pêcheurs de haute mer (1908)

Ils sont là cinq, dix, vingt-cinq adultes et hommes mûrs, dans un espace toujours trop petit pour leur nombre. Ils y apportent leurs vêtements mouillés qui, bientôt, dégagent une buée aussi épaisse que la brume du dehors. Ils y prennent leurs repas, jetant à terre le fond d'une gamelle de soupe, d'un verre de cidre, des os, des arêtes de poissons, faisant plus encore, peut-être, pour ne pas monter sur le pont à certaines heures de la nuit.
Source : Gallica

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