Martial Deherrypon, La boutique de la marchande de poissons… (1867)
“ Je vous ai réservé, pour « la bonne bouche, » le plus richement paré et en même temps le plus délicat des poissons d'eau douce qui arrivent à Paris : c'est la Perche. Remarquez ses flancs qui paraissent d'or pur ; son dos qui semble émaillé en vert-brun resplendissant; ses nageoires ventrales qui sont d'un rouge éclatant : ce n'est pas un poisson que nous avons sous les yeux; c'est un bijou. Honneur et gloire au joaillier qui l'a créé. Ses qualités comestibles le cèdent à peine à la richesse de sa parure; sa chair est exquise, et les gourmets déclarent hautement qu'une belle perche de 2 kil. ”
