Paul Arène,
Friquettes et Friquets
“ L’ESTURGEON — Goûte-moi ce caviar. — Du caviar ? Jamais... — Tu as tort. Ce caviar ressemble peu à l’affreux cambouis que des empoisonneurs patentés offrent en tartines aux clients dans les restaurants à la mode. Ceci est le véritable caviar frais des bouches du Volga, d’où il a dû arriver, pas plus tard qu’hier, par des voies extraordinairement rapides. Et tu peux t’en fier à moi ; car, quoique aiment les condiments exotiques à la folie, je ne mange jamais de caviar que dans trois maison : ici, chez la belle madame F... ”
