Résumé

Portrait de Paul Arène Paul Arène Friquettes et Friquets

Nyssia défait sa robe, constate d’un air de triomphe, sur sa peau fine, pour un rien meurtrie, quelque chose qui, en effet, pouvait être un bleu, puis, avec un accent de reconnaissance et d’orgueil elle s’écrie : « Maintenant, on peut faire la paix, tu m’as battue ! »
Nyssia éprouvait, d’avoir été battue, une joie d’esclave.
Ne sachant comment la témoigner, elle voulait le lendemain me cirer mes bottines, et j’eus toutes les peines du monde à l’en empêcher.
D’autres foi elle soupirait d’un air câlin et mi-fâché : « Tu te méfies donc de moi, puisque tu ne me confies jamais rien ? »
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Portrait de Paul Arène Paul Arène Friquettes et Friquets

Dans l’air moins froid passa comme un cri d’hirondelle,
Je la vis me sourire et crus avoir seize ans ;
Et depuis quelquefois je me surprends à dire,
Songeant à ce rayon, songeant à ce sourire :
C’était presque l’amour et presque le printemps !
Or précisément, ce matin de mars, pour célébrer l’heureux retour, nous étions allés avec Céline acheter des fleurs au marché Saint-Sulpice ; et, en même temps que les fleurs, à notre sens trop passagères, un oignon, symbole plus durable ! un superbe oignon de jacinthe que Céline voulut elle-même planter.
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Portrait de Paul Arène Paul Arène Friquettes et Friquets

Je vois encore, au lever de l’aube, la chambre pauvre et gaie où filtrait la lumière, les outils accrochés, les pots de réséda, et, dans le nimbe d’or que lui faisait le contre-jour, Liline accoudée sur son oreiller, attentive.
Je veux l’embrasser :
— Chut ! Écoute !...
Des voitures roulaient déjà ; et, dans les mansardes d’alentour, quelques linots captifs chantaient.
— Écoute ! répéta Liline.
De la rue, une voix monta, une voix d’enfant claire et grêle : « Mouron pour les petits oiseaux !... »
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