Paul Arène,
Friquettes et Friquets
“ Nyssia défait sa robe, constate d’un air de triomphe, sur sa peau fine, pour un rien meurtrie, quelque chose qui, en effet, pouvait être un bleu, puis, avec un accent de reconnaissance et d’orgueil elle s’écrie : « Maintenant, on peut faire la paix, tu m’as battue ! » Nyssia éprouvait, d’avoir été battue, une joie d’esclave. Ne sachant comment la témoigner, elle voulait le lendemain me cirer mes bottines, et j’eus toutes les peines du monde à l’en empêcher. D’autres foi elle soupirait d’un air câlin et mi-fâché : « Tu te méfies donc de moi, puisque tu ne me confies jamais rien ? » ”
