Paul Arène

Paul Arène

Résumé

Portrait de Paul Arène Paul Arène Les Ogresses

Les souvenirs revenaient en foule à l’abbé Lèbre. Peut-être aussi Adalgise ressemblait-elle à cette reine de Saba, dont le fantôme faillit triompher de saint Antoine. — « Si pourtant elle te tentait, toi aussi ? Peux-tu te promettre, simple curé, de mieux résister que le Saint ! »
Et l’abbé Lèbre devenait perplexe ; l’abbé Lèbre éprouvait comme une envie de fuir.
Le sentiment du devoir l’emporta : — « J’anéantirai l’idole de chair. Oui ! fut-elle plus attirante et plus parée que Salomé ou la Reine de Saba, je triompherai d’Adalgise ; seulement, il faut que Dieu me prête un peu d’aide... »
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Florimon et Martial devant, moi derrière, nous allions ainsi, eux lorgnant les fillettes comme jadis et devisant de leurs beaux jours de travail et de pauvreté joyeuse, moi plus volontiers attardé à quelqu’une des minuscules observations qu’un jardin peut fournir à la flânerie : voyage d’une feuille morte sur l’eau, ton d’une mousse s’étalant sous les flancs verdis d’un balustre.
De tout temps, au milieu de l’égoïsme universel, Florimon et Martial avaient vécu comme frères, mettant en commun l’espérance, puis la fortune. Sur leur amitié, comparable à un ciel uni, jamais le plus léger nuage.
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LE POT-AU-FEU DE CAROLINE Comme un garçon venait d’entrouvrir la porte, Nazaire s’aperçut qu’il faisait grand jour au dehors et, tout de suite, le remords envahit son âme.
Aux dernières lueurs du gaz, dans une glace en cristal brouillé, il se voyait distinctement, lui Nazaire, avec sa barbe grise à la pointe, son front dégarni par le travail, il se voyait assis et sommeillant devant plusieurs flacons vides, entre deux femmes.
— « Où diantre suis-je ?... » se demanda-t-il tout d’abord.
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