Paul Arène

Élements biographiques

Portrait de Paul Arène Paul Arène,  Au bon soleil (1881)

“ « C’est que dans un ballon il y a de l’esprit de vin, des étoupes ; rien qu’un coup de vent et tout s’enflamme !... aimeriez-vous brûler en l’air ? » Siffroy était devenu perplexe. Castarini, lui, comptait sur ses doigts, réfléchissait. Puis, tout à coup, comme subitement inspiré : — « Que diriez-vous d’une paire d’ailes ? » — « Des ailes ! J’y avais pensé, » répondit Siffroy qui, en effet, avant sa découverte du ballon, avait plus d’une fois rêvé aux moyens de se fabriquer des ailes, tout en suivant du regard, là-haut dans le bleu, le vol des aigles et des jean-le-blanc. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Paul Arène Paul Arène,  La gueuse parfumée (1876)

“ Si tu voyais la vieille treille remontée sur ses huit piliers, la source, les fleurs, le jardinage, le réservoir sous la fenêtre bien récuré et plein jusqu’au bord, tellement qu’on peut, en déjeunant, toucher l’eau claire de la main ; si tu voyais ce vrai paradis, tu laisserais là, Jean-des-Figues, ton Paris de la malédiction et cette vie de grand seigneur pour laquelle je ne t’ai pas fait, puis t’en revenant à Canteperdrix où il y a du pain et du soleil pour tout le monde, on ne t’empêcherait pas, puisque tu n’es bon qu’à cela, de faire des chansons honnêtement. ”
Source : Wikisource

Portrait de Paul Arène Paul Arène,  Jean-des-Figues

“ Mademoiselle Reine écouta tout cela sans avoir l’air de bien comprendre. Elle finit pourtant par me dire :
— « Cette Roset n’est qu’une effrontée, je l’ai vue vous parler à l’oreille et j’ai grand’peur que vous l’aimiez.
— Aimer Roset ! Dieu m’est témoin...
— Pourtant, ce baiser ?...
— Hélas ! Reine, n’est-ce pas vos joues que je cherchais sur ses joues ? Les amoureux, vous le savez, s’en prennent quelquefois aux arbres et aux fleurs. Moi, j’ai baisé Roset par amour pour vous comme j’aurais fait d’une rose !
— Alors, Jean-des-Figues, embrassez-moi ! »
”
Source : Wikisource

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