Résumé

Portrait de Paul Arène Paul Arène Dix contes modernes des meilleurs auteurs du jour

Et même au cabanon, les dimanches, le soleil leur semblait sans flamme, l'aïoli sans saveur et la bouillabaisse sans parfum.
Si bien qu'un matin le patron déclara que décidément il voulait faire le voyage.
—Je peux bien m'absenter un mois ou deux. L'aîné, pendant ce temps, mènera la barque. Mille francs ne sont pas la mort d'un homme; et je sens que je tomberais malade si je n'allais pas voir un peu de quoi il retourne à ce New-York!
Tout le monde approuva. D'ailleurs qu'on approuvât ou non, la chose importait peu à Patron Tréfume.
Source : Gutenberg

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Par malheur, la chéchia du zouave est restée sur la table, et c'est la première chose que Lory voit en entrant. La pâleur de la mère, son embarras... il comprend tout.
Christian est ici!... dit-il d'une voix terrible, et, décrochant son sabre avec un geste fou, il se précipite vers le poêle où le zouave est blotti, blême, dégrisé, s'appuyant au mur, de peur de tomber.
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Il allait courir des dangers terribles en s'aventurant seul, avec son casque à pointe, par la campagne.
S'il rencontrait des paysans? Ces paysans, voyant un Prussien perdu, un Prussien sans défense, le tueraient comme un chien errant! Ils le massacreraient avec leurs fourches, leurs pioches, leurs faux, leurs pelles! Ils en feraient une bouillie, une pâtée, avec l'acharnement des vaincus exaspérés.
S'il rencontrait des francs-tireurs? Ces francs-tireurs, des enragés, sans loi ni discipline, le fusilleraient pour s'amuser, pour passer une heure, histoire de rire en voyant sa tête.
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