Louis Albin, Mon brave régiment [3e zouaves… (1913)
“ Un jeune officier, debout, magnifique, élève fièrement le drapeau dont l'ennemi veut s'emparer. Étendu à ses pieds, un petit clairon, blessé à mort, colle encore ses pauvres lèvres livides à l'embouchure de cuivre et les derniers soupirs de son agonie se transforment en éclats vibrants, appelant à la rescousse. Quelques hommes, tout ruisselants de sueur et de sang, meurtris et hachés de blessures, semblent se décupler. Les moulinets des crosses et des pointes de baïonnettes font autour d'eux un cercle vide dans leque aucun ennemi n'ose plus s'aventurer. ”
