Résumé

Louis Albin Mon brave régiment [3e zouaves… (1913)

Un jeune officier, debout, magnifique, élève fièrement le drapeau dont l'ennemi veut s'emparer. Étendu à ses pieds, un petit clairon, blessé à mort, colle encore ses pauvres lèvres livides à l'embouchure de cuivre et les derniers soupirs de son agonie se transforment en éclats vibrants, appelant à la rescousse. Quelques hommes, tout ruisselants de sueur et de sang, meurtris et hachés de blessures, semblent se décupler. Les moulinets des crosses et des pointes de baïonnettes font autour d'eux un cercle vide dans leque aucun ennemi n'ose plus s'aventurer.
Source : Gallica

Louis Albin Mon brave régiment [3e zouaves… (1913)

Sous le soleil brûlant de l'Algérie,
Notre étendard planait, calme et vainqueur, Au cri d'appel de la Mère-Patrie,
Du Nord, il court affronter la rigueur. Va déployer au vent de la Crimée Tes plis sacrés, ô mon noble drapeau !
Déjà noirci de poudre et de fumée,
Au premier rang tu flotteras bientôt.
Refrain
Hourrah ! Hourrah ! mon brave régiment ! Le clairon résonne Et le canon tonne ;
Hourrah ! Hourrah ! Zouaves en avant ! Hourrah ! Hourrah ! En avant ! En avant !
Pan Pan, l'Arbi !
Les chacals sont par ici ; Les chacals et les vitriers N'ont jamais laissé les colons nu-pieds
Source : Gallica

Louis Albin Mon brave régiment [3e zouaves… (1913)

Crimée, Mexique, Italie, Chine... que sais-je ? Et, à la place d'honneur, la médaille militaire étincelle, sur la veste bleue au « tombeau » blanc (2e régiment de tirailleurs indigènes) comme une étoile de gloire.
Les jambes, solides comme des pilastres, supportent un ventre déjà proéminent et, chaussés de bottes rouges arabes, les larges pieds s'appuient d'aplomb sur le sol.
Ce géant, ce titan, que grandit encore le haut turban de lin aux innombrables replis, est un des plus vieux lieutenants indigènes du 2e turcos et, dans cette admirable phalange de braves, il est le Brave.
Source : Gallica

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