C. Dubois, Le Livre du jeune Français. Récits patriotiques et militaires… (1894)
“ La nuit qui précéda l'arrivée à Francfort, deux prisonniers, Jacques Pinot, de Bricy, et Eugène Gigou, d'Ingré, l'un âgé de soixante-dix ans, l'autre de cinquante-cinq, donnèrent des signes d'aliénation mentale. Ils appelaient leurs femmes et criaient à tue-tête qu'on leur rendît les clefs de leurs maisons. Au petit jour, la folie sembla se calmer. Un des soldats allemands, pour faire taire Gigou qui criait encore, le frappa de son fusil; le malheureux, sous l'empire de la fièvre et par un instinct de vengeance bien naturel, mordit le soldat à la main droite. ”
