Comédie-Française

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière,  Revue des Deux Mondes

“ Mais enfin nous ne sortons pas de la Comédie-Française tout à fait dans les mêmes dispositions d’esprit que du théâtre des Bouffes ou des Folies-Dramatiques, et le Cid, si je ne me trompe, ou Britannicus, laissent une autre trace dans la mémoire du spectateur que le Grand Casimir ou la Fille du tambour-major. L’art du comédien n’est pas un sacerdoce, et la Comédie-Française n’a pas de mission : mais elle a des devoirs. ”
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Anonyme,  Revue des Deux Mondes

“ Nous nous occupons rarement de la Comédie-Française, car ses affaires nous semblent dans une situation à laquelle on n’apportera remède que lorsque ce théâtre sera retombé dans le dernier désordre. De temps à autre, il en est tiré par une œuvre de haute portée qu’il reçoit à contre-cœur, ou par un acteur de talent original qu’il abreuve de dégoûts. ”
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Emile Fabre,  Revue des Deux Mondes

“ La Comédie-Française ne saurait les suivre dans cette voie. Elle est, avant tout, un théâtre de tradition. Certes, je ne m’illusionne pas sur les vertus de la « tradition; » elle est quelquefois incertaine; souvent aussi elle stérilise tout effort de recherche; elle est un oreiller commode sur lequel la paresse s’endort. On ne saurait nier son prix cependant quand on peut la faire remonter jusqu’à Molière. ”
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