Résumé

Simon Siaud Comédie française, son statut juridique… (1935)

Chaque sociétaire, en entrant dans la société, apporte son talent d'acteur et le renom qu'il a pu acquérir sur d'autres scènes. L'apport est ici incorporel et donc très variable dans l'appréciation que l'on doit faire des qualités de chacun. Néanmoins il existe réellement ; et si l'on n'hésite pas à qualifier d'apport les aptitudes commerciales ou industrielles d'un associé, ses connaissances techniques, son crédit ou son nom, pourquoi ne pas user du même terme lorsqu'un artiste met en société ses dons et sa notoriété ?
Source : Gallica

Simon Siaud Comédie française, son statut juridique… (1935)

Permettez-moi de dire, avec la petite expérience des choses de l'art dramatique que je possède que, malgré toutes ses imperfections, la formule sociale de la Comédie-Française est cependant la seule qui permette d'avoir une troupe comportant les éléments de premier ordre qui s'y trouvent encore. S'il y avait au ThéâtreFrançais une société privée, si un homme ayant une responsabilité personnelle envers ses commanditaires dirigeait une scène de cette importance, il ne pourrait pas, à beaucoup de choses près, conserver les éléments magnifiques qui s'y groupent en association.
Source : Gallica

Simon Siaud Comédie française, son statut juridique… (1935)

Le sociétaire n'est pas, en effet, un fonctionnaire. Sa situation n'est pas uniquement déterminée par les dispositions de la loi et des règlements ; elle est en même temps, soumise à sa signature au bas d'un acte notarié. Comme le Comédien Français coopère au fonctionnement d'un service public (2) , il doit se soumettre aux dispositions du législateur en ce qui concerne certaines parties de l'organisation et du fonctionnement de ce service.
Il signe l'acte social parce qu'il rentre dans la Société des Comédiens, il accepte les décrets, parce qu'il devient collaborateur d'un service public.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature