Droit de police

Définition et enjeux

Théodore Ortolan Règles internationales et diplomatie de la mer… (1845)

Le droit de police, qui est distinct du droit de juridiction, qui n'embrasse comme pouvoir décisif que les simples mesures de discipline et de bon ordre ou les contraventions de peu d'importance, et qui, quant aux crimes ou délits les plus graves, se borne au pouvoir de rechercher, de constater ces délits, d'en recueillir les preuves, d'en arrêter les auteurs, en un mot de faire tout ce qui estnécessaire pour livrer les prévenus aux tribunaux compétents et pour mettre ces tribunaux à même de prononcer
Source : Gallica

La loi sur les justices de paix et son commentaire par les travaux préparatoires (1905)

C'est au moment où l'on discute le point de savoir s'il ne faut pas ajouter à la compétence des juges de paix, sur laquelle vous délibérez, et où l'on cherche à limiter les délits qui sont actuellement du domaine des agents des moeurs et de la police, qu'il convient de retirer à la police le droit de prononcer des pénalités aussi graves que l'emprisonnement — et quel emprisonnement et dans quelles conditions, dans quelles maisons ! — contre des êtres coupables d'infractions à des ordonnance de police.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Hauriou Maurice Hauriou Précis de droit administratif… (1893)

Les règlements de police peuvent être insuffisants, imprudents, ne pas prévoir les accidents ou même les provoquer. Les agents de la police peuvent refuser leur protection ou même l'exercer d'une façon maladroite, la responsabilité de l'État n'est pas engagée. La législation n'est pas la même pour les communes, nous allons le voir. On justifie cette irresponsabilité de l'État en disant que les mesures de police sont des actes de la puissance publique.
Source : Gallica

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