Officier de paix

Définition et enjeux

Portrait de Hubert Lyautey Hubert Lyautey Revue des Deux Mondes

Et puis, aux anciens, qu’on aille donc parler de ce rôle de l’officier plus grand en paix qu’en guerre : s’ils sont, voilà trente ans, entrés au service, c’était pour batailler ; le reste, c’est de la « littérature. » Il n’y a guère de ce côté que des coups de boutoir à recevoir, et, mon Dieu, nous nous en consolerons, car ceux qu’il importe de convaincre, ce sont ceux-là surtout dont le grade comporte le contact direct et journalier avec le soldat, les capitaines, les lieutenans : les jeunes officiers d’aujourd’hui et plus encore les jeunes officiers de demain.
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École militaire de l'artillerie et du génie… (1904-1905)

Tous ces hommes, réservistes et territoriaux, soldats demain dans la Nation armée pour la défense de son territoire, ont accompli les charges militaires du temps de paix. A la mobilisaiion, ils sont appelés à sacrifier à la défense de la Patrie, leur situation, leur avenir, leur fortune, les intérêts de ceux qui leurs sont chers.
Ils doivent abandonner, famille, métier, intérêts de toutes sortes. Cest pour eux un grand devoir, le premier des devoirs civiques. C'est aussi un grand sacrifice.
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École militaire de l'artillerie et du génie… (1904-1905)

Nous avons défini le rôle de l'officier comme instructeur et comme éducateur. Nous avons montré que, pour préparer l'armée à son rôle en cas de mobilisation, pour avoir la certitude, au jour du danger, de pouvoir employer au maximum de rendement toutes les forces vives du pays, il faut, en temps de paix, donner à la fois aux hommes une instruction militaire et une éducation morale. Il faut faire naître et développer dans le cœur du soldat les sentiments de probité, de franchise, de droiture, de bravoure, de dévouement, de patriotisme, de confiance dans ses chefs.
Source : Gallica

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