Résumé

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Pages républicaines, par Joseph Reinach… (1894)

« Je serai heureux si je puis, par mon exemple, aider en quelque chose à l'oeuvre nécessaire et, dans ce grand travail de la société moderne, affamée de paix et de concorde, joindre ma main à celles qui se tendent de l'un à l'autre bord du fossé creusé par nos longues divisions, pour aider les générations nouvelles à le franchir. »
Il est difficile de dire en termes plus élevés que, dans un pays qui n'a pas toutes ses frontières et qui a encore devant lui de si grandes tâches, le devoir des bons citoyens est de faire autour de la République l'union de tous les patriotismes.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Pages républicaines, par Joseph Reinach… (1894)

Nous n'avons pas eu depuis un demisiècle un ennemi plus impitoyable que le vieux soldat qui vient de mourir à Berlin, plus chargé d'années, d'honneurs et de malédictions qu'aucun de ses contemporains. L'empereur Guillaume, le chef de la sanglante trinité, sentait battre parfois sous sa triple cuirasse de burgrave un coeur d'homme; quand il s'écriait, au spectacle de la charge héroïque de Sedan : « Ah! les braves gens! » tout ce qui est humain ne lui était pas étranger. L'autre, celui qui survit, sait rester politique jusque dans ses haines, du moins quand il ne s'agit pas de ses concitoyens.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Pages républicaines, par Joseph Reinach… (1894)

M. Jules Ferry, M. Rouvier, le général Ferron, le général Saussier, tous les bons citoyens, tous les patriotes sont dénoncés, à chaque minute du jour et de la nuit, comme des traîtres vendus à l'Allemagne, des félons payés par Bismarck, des agioteurs sans pudeur qui, pour s'enrichir, ont envoyé les enfants du pays mourir en Tunisie et au Tonkin.
On jure sur l'honneur qu'ils ont arrêté la fabrication des fusils Lebel sur un ordre de Varzin, qu'ils ont dégarni la frontière des Vosges sur un télégramme de Berlin, qu'ils obligent l'armée française à crier : « Vive l'Allemagne! »
Source : Gallica

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