Résumé

Baptiste Capefigue La Présidence du Conseil de M. Guizot et la majorité de 1847… (1847)

L'intérêt qui porte l'électeur à profiter de son droit pour se créer une importance, se donner une situation pour lui et sa famille ; la passion qui fait qu'on se voue à un parti, comme dans les vieilles légendes on se donnait au démon corps et âme. Alors on court, on s'agite, en vertu de son parti; on loue des voitures pavoisées, des courtiers, des consciences même. Est-ce qu'on s'imagine que le pouvoir seul agit vivement dans les élections et abuse des influences? Remaniez, retournez le système électoral, il n'en sortira jamais que cela : intérêts et passions, lutte éternelle et politique.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue La Présidence du Conseil de M. Guizot et la majorité de 1847… (1847)

Il est temps que les gens de bien prennent leurs précautions contre des innovations et des épreuves douteuses. Depuis 1789, que d'événements et de tourmentes! On peut donc désirer pour cette société un système d'ordre et de paix publique, et pour le gouvernement une puissance d'unité et de fermeté que l'action des partis a jusqu'ici rendue tout-à-fait impossible. C'est vers ce but que nous voudrions pousser la présidence du conseil de M. Guizot. Mais un système considérable peut-il se réaliser avec les griefs si vifs, si passionnés de l'opposition?
Source : Gallica

Baptiste Capefigue La Présidence du Conseil de M. Guizot et la majorité de 1847… (1847)

Pour être entouré d'une certaine puissance, le progrès doit d'abord devenir le fait et l'oeuvre de la majorité, c'est-à-dire émaner d'elle, s'empreindre de son esprit, et apporter avec lui-même, autant que possible , les idées du parti conservateur. Chaque opinion, comme chaque individu, a le caractère qui lui est propre. Un parti d'ordre maintiendra, je l'espère, l'ordre dans le progrès, tandis qu'un parti de désorganisation apporterait le désordre, l'anarchie dans les changements.
Source : Gallica

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