Camille Cardonne

Résumé

Camille Cardonne Le Roi, la Chambre, le Ministère… (1839)

En attendant que la majorité soit complète, compacte, suffisante, il devra surveiller le ministère du 13 mai, et ne lui prêter tout juste que la force nécessaire pour qu'il vive jusqu'à ce qu'il se fortifie par l'adjonction d'hommes forts, qui sentent bien qu'on peut grandir soi-même avec un gouvernement qu'on a fondé, mais que du moment où il est institué, il ne peut considérer les services rendus au pays dans la personne du monarque, du même oeil qu'un particulier doit voir ceux qu'il a reçus, et que des hommes doivent toujours courber le front devant la majesté d'une institution.
Source : Gallica

Camille Cardonne Le Roi, la Chambre, le Ministère… (1839)

Que M. Thiers l'eût emporté, et la royauté tombait dans l'avilissement, et le trône n'était plus qu'un escabeau appuyé sur quelques planches recouvertes de velours !
Mais afin que tous les pouvoirs soient forts, respectés, le pays heureux et florissant, il faut que ce pouvoir qui peut tout faire marcher ou bien tout paralyser, ait une volonté, une direction, et pour cela, qu'il renferme une véritable majorité, ayant des chefs reconnus et qui inspirent une entière confiance à tous les hommes de progrès modéré et de sage conservation.
Source : Gallica

Camille Cardonne Le Roi, la Chambre, le Ministère… (1839)

Tous les ministres n'offrent pas assez de garanties aux principes de stabilité. Le gouvernement est sur une mauvaise pente ; il incline vers la gauche; il lui laisse prendre de l'ascendant partout, dans l'administration , dans la presse, dans le pays. Si cet état de choses continue, on peut être sûr qu'aux prochaines élections générales, elle aura la majorité. Nous verrions alors ce qu'il adviendrait de nos institutions, des conquêtes faites par l'ordre sur l'anarchie, des lois protectrices du trône et de la tranquillité, de ce trône lui-même !
Source : Gallica

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