Résumé

Réponses à M. Guizot et à M. Thiers… (1839)

Qui songe à nous provoquer, à nous insulter en Europe? N'at-on pas vu à Lisbonne, à Ancône, à Anvers, en Afrique, à la Vera-Cruz, que nous n'avons rien perdu de notre vieille ardeur militaire, et ne serions-nous pas fous de braver l'Europe et de l'attaquer pour répondre au reproche de lâcheté qu'une opposition oisive adresse au Gouvernement depuis huit ans? Et pourquoi la France se jetterait-elle ainsi au travers de l'Europe?
Source : Gallica

Réponses à M. Guizot et à M. Thiers… (1839)

La tribune de la Chambre retentit encore de ses derniers discours, et les pages du Constitutionnel, si violentes et si injurieuses, viennent chaque jour prouver que M. Thiers n'est entravé ni dans ses libertés d'orateur ni dans ses libertés d'écrivain. La vérité est que le ministère n'est ni faible ni oppresseur, mais qu'il a tenté de concilier les partis au bénéfice du pays. Il n'a réussi qu'à concilier les hommes qui veulent avec désintéressement le bien de la France, et c'est ainsi qu'il a formé cette belle majorité des 221, unie par les principes, sans aucune autre influence.
Source : Gallica

Réponses à M. Guizot et à M. Thiers… (1839)

J'ai toujours cru, dit M. Thiers, qu'en toutes choses il y a un terme auquel il faut s'arrêter, qu'on ne doit pousser à bout aucun système politique. J'ai toujours été convaincu que tous les gouvernements ont péri pour n'avoir point su s'arrêter au point juste où une conduite, de bonne qu'elle était, devient mauvaise, excessive et dangereuse.
Source : Gallica

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