Résumé

Lettre à M. Duvergier de Hauranne… (1841)

Il faudrait choisir : a-t-on procédé par les caresses ou par la menace ? Je ferai remarquer seulement que l'idée d'effrayer la France isolée par une alliance défensive est bien étrange. La grande nouvelle qu'on aurait donnée là au gouvernement ! Est-ce que l'alliance défensive n'est pas comme une partie intégrante de toute coalition?
Il ne vous suffit pas d'ailleurs d'attaquer la situation actuelle dans ses causes, vous l'attaquez dans ses effets. Cette situation n'est peut-être, dites-vous, que l'isolement en dedans substitué à l'isolement en dehors.
Source : Gallica

Lettre à M. Duvergier de Hauranne… (1841)

Voilà, Monsieur, comme vous interprétez cette déclaration qui fait tomber le traité de juillet. Ah! jamais le génie de l'interprétation judaïque ne s'est élevé à cette audace ! Il y a dans ce sophisme une invention de dénigrement qui confond. Une invention, ai-je dit? L'invention n'est cependant que dans la forme. Au fond, c'est toujours le même vieux thème d'accusation cent fois réfuté par tous les documens et tous les faits. On souffre de vous suivre en tant de redites, et il faut pourtant vous suivre.
Source : Gallica

Lettre à M. Duvergier de Hauranne… (1841)

Comme de même il vous paraît impossible que le pacha ne préfère pas de beaucoup les puissances qui lui ont enlevé la Syrie, à la puissance qui lui a conservé l'Egypte.
C'est avec cette manière de voir et de raisonner que la France vous apparaît humiliée par le cabinet actuel, en tous les lieux où s'est agitée cette affaire d'Orient ; humiliée à Constantinople! humiliée au Caire ! humiliée à Londres ! Il n'y eut donc jamais un cabinet si coupable ! Eh ! mon Dieu !
Source : Gallica

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