Résumé

De la situation actuelle. Conséquences de la coalition… (1843)

Mis à l'épreuve, M. Thiers a échoué dans une magnifique tentative, et il a échoué, après avoir inutilement rempli l'Europe du bruit de vastes projets. Il a échoué pour avoir manqué à-la-fois de prudence, de résolution, de tact, de réflexion, de volonté. Il n'a pas su d'abord ce qu'il devait vouloir, et il n'a pas su ensuite pouvoir ce qu'il voulait. Avant le traité du 13 juillet, il y avait à choisir entre les certitudes d'une politique de paix et les éventualités d'une politique de guerre. M. Thiers n'a su vouloir ni l'une ni l'autre.
Source : Gallica

De la situation actuelle. Conséquences de la coalition… (1843)

Ils ne pourraient nous être assurés que par des garanties que le gouvernement de Belgique, ainsi qu'il l'a déjà déclaré, n'est pas maître de nous donner. Quoi qu'il en soit, cette question a mis au grand jour l'impuissance du cabinet du 29 Octobre, car sa majorité lui a dit, dès le premier pas, comme Dieu aux flots de l'Océan : Tu n'iras pas plus loin ; et il s'est aussitôt arrêté. Il est aujourd'hui prouvé que s'il appartient à la majorité, la majorité ne lui appartient pas. Voilà donc où en est réduit le gouvernement ! Il suffit de la volonté de quelques hommes pour l'enrayer.
Source : Gallica

De la situation actuelle. Conséquences de la coalition… (1843)

Mais alors M. Guizot embrassait donc la pensée de ce projet, sans études et sans convictions, à l'aventure? La richesse ou la pauvreté du pays lui importe donc bien peu qu'il ne prend pas garde à ce qui intéresse au plus haut dégré l'avenir matériel de la France? Depuis quand, d'ailleurs, a-t-on vu un ministre oublier les plus simples nolions de l'art du gouvernement au point de négliger les plus faciles mesures de prudence, le secret des études, de l'examen et des négociations, dans une chose aussi sérieuse et qui touchait à tant d'intérêts, à des intérêts si divers et si importans.
Source : Gallica

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