Résumé

Le cabinet du 29 octobre, la chambre… (1843)

En France on se récria contre de telles paroles, proférées dans un tel moment ; le patriotisme s'émut; il s'éleva comme un long murmure d'indignation. Et cependant, quand il tenait un langage qui révoltait la fierté nationale, M. Guizot ne disait que ce qu'il avait à dire ; il était l'organe d'un système persévérant, obstiné, de paix et de concessions. Le gouvernement avait étourdi la France et l'Europe de ses fanfaronades ; il s'était proclamé le paladin de Méhémet-Ali ; les chambres, à son instigation, avaient antérieurement accordé leur concours à ce qu'on appelait la politique égyptienne.
Source : Gallica

Le cabinet du 29 octobre, la chambre… (1843)

Jamais les circonstances ne parurent plus favorables pour un homme d'état. Aimé des conservateurs, disposé à faire au centre gauche une large part d'influence, M. Mole n'inspirait pas à l'opposition de ces haines qui poursuivent un homme bien plus que ses opinions. L'opposition l'avait loué quand il avait accordé l'amnistie ; elle lui rendait cette justice, qu'élevé à l'école de l'empire, il n'en avait pas moins accepté le système représentatif comme un régime de progrès , professé un respect sincère pour la liberté de discussion.
Source : Gallica

Le cabinet du 29 octobre, la chambre… (1843)

L'ancienne opposition appuyait chaudement le cabinet; l'extrême gauche, parce qu'elle le préférait à un cabinet sorti du centre ; la gauche, parce qu'il se rapprochait d'elle ; plusieurs membres du ministère et des hommes influents dans l'administration, MM. Vivien, Gouin, Billault, Léon de Malleville, appartenaient au centre gauche. En servant M. Thiers et ses collègues, la gauche prêta le flanc aux attaques et aux sarcasmes. Il est certain qu'en flairant le pouvoir, le coeur lui mollit, et que sa vieille pruderie fit place à des sentiments plus mondains.
Source : Gallica

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