François Guizot,
Histoire générale de la civilisation en Europe
“ La société n’était pas assez avancée pour se prêter à l’unité ; tout était encore trop local, trop spécial, trop étroit, trop divers dans les existences et dans les esprits. Il n’y avait ni intérêts généraux, ni opinions générales capables de dominer les intérêts et les opinions particulières. Les esprits les plus élevés, les plus hardis n’avaient aucune idée d’administration ni de justice vraiment publique. Il fallait évidemment qu’une civilisation très active, très forte vînt d’abord mêler, assimiler, broyer pour ainsi dire ensemble tous ces éléments incohérents ”
