Henriette de Witt

Élements biographiques

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Mère et fille : Charlotte de Laval et Louise de Coligny (1891)

« Je vous aime! je vous aime! » répétait l'enfant expirant; puis, tout à coup, avec un redoublement de force, et comme un cri de joie : « J'aime le Seigneur Dieu! » Il retomba sur ses oreillers et ne parla plus.
Il respirait cependant encore, et ses yeux à demi ouverts semblaient contempler la vision bienheureuse, invisible aux regards mortels. Son père et sa mère le regardaient en silence, engagé dans cette vallée de l'ombre de la mort où leur tendresse ne pouvait le suivre.
« Le Maître est céans et il l'appelle! » murmura Charlotte de Laval à son mari sur lequel elle
s'appuyait.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Une soeur, par Mme de Witt, née Guizot… (1874)

« Etes-vous plus souffrante, ce soir, maman? » dit-elle en se penchant sur le canapé. Sa voix ne tremblait pas, mais l'oreille de la malade y sentit vibrer l'accent d'une tendresse qui ne lui était pas ordinaire. Elle rouvrit les yeux qu'elle avait fermés comme sa fille passait derrière le paravent.
« C'est bientôt fini ! » dit-elle avec lenteur, et comme si elle se parlait à elle-même.
Elisabeth pâlit; elle saisit le poignet de sa mère, et compta les pulsations inégales et faibles ; la vie semblait s'écouler goutte à goutte.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Les femmes dans l'histoire (2e édition… (1889)

« Mon seigneur roi, crois seulement au Seigneur du ciel que prêche la reine Clotilde, ma maîtresse. » Clovis, ému, s'écria : « Jésus-Christ, toi que ma reine Clotilde dit le fils du Dieu vivant, j'ai invoqué mes dieux et ils se sont retirés de moi ; je crois qu'ils n'ont pas de pouvoir, puisqu'ils ne secourent pas ceux qui les implorent. C'est toi, vrai Dieu et Seigneur, que j'invoque ; si tu me donnes la victoire sur mes ennemis, si je trouve en toi la puissance qu'annoncent de toi les peuples, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. »
Source : Gallica

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