Henriette de Witt

Henriette de Witt

Résumé

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt La Petite fille aux grand'mères… (1891)

« J'aime à rester avec vous, Grand'mère, disait-elle. — Et puis, répondait Mme Derville avec malice, tu n'es pas sûre de faire aussi bien qu'Honorine ou Edmée. » Marie rougissait. « Je suis même sûre de faire moins bien, dit-elle franchement, mais je les rattraperai. » Sa grand'mère l'embrassa; elle ne pouvait pas dire non. « Avec les leçons de ta mère, tu apprendras plus vite; moi, je ne suis bonne que pour les petites. » Marie n'osait pas protester tout haut, puisqu'elle était dans la classe de sa grand'mère , mais elle se disait : « Grand'mère est bonne à tout, pour tout le monde. »
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt La Petite fille aux grand'mères… (1891)

« Quel temps ! » disait Mme André. Marie la tirait par sa manche. « La mer de Chine est si loin, maman, disait-elle tout bas ; il y fait peut-être un beau soleil.—C'est vrai, » avouait la mère ; mais les consolations géographiques de sa petite fille n'étaient pas longtemps efficaces; les bateaux à vapeur qu'on apercevait à l'horizon, battus par la tempête, les grands navires qu'on voyait parfois couchés sur les vagues, parlaient trop haut de l'irrésistible puissance des éléments et de la faiblesse de l'homme.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt La Petite fille aux grand'mères… (1891)

Marie riait: Céleste ne pouvait pas seulement traverser la chambre sans faire craquer ses souliers et sans pousser une chaise. « On est bien avec ta grand'mère ; c'est comme dans une église, » insistait la petite fille, qui s'endormait quelquefois au sermon. Mais Marie comprenait sa compagne : « Je n'ai jamais eu si envie d'être sage qu'en soignant Grand'mère, pensait-elle; c'est juste ce que Céleste veut dire. » Honorine était émue en quittant Mme Derville.
Source : Gallica

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