Résumé

Adèle Blondel Élise, ou l'Éducation particulière… (1856)

ÉLISE.
Mlle Derville avait été, dès sa première enfance, l'objet des affections les plus tendres, des soins les plus empressés ; il était impossible qu'il en fût autrement. D'abord, elle était fille unique, et puis elle était si jolie ! Ses grâces enfantines et la bonté de son coeur la faisaient aimer autant qu'admirer de tous ceux qui l'entouraient. Son bon naturel la préserva heureusement de la plupart des défauts qui sont ordinaires aux enfants que l'on comble de flatteries. Jamais elle n'abusa de son empire sur ses parents; jamais elle n'eut de volontés tyranniques
Source : Gallica

Adèle Blondel Élise, ou l'Éducation particulière… (1856)

Croyez bien que je vous fais un véritable sacrifice; mais je n'hésite pas à me priver de ce plaisir. Il est trop juste qu'une bonne mère soit le premier objet des caresses de sa fille.
A ces mots, Mme de Séligny cacha son visage dans ses mains ; elle éprouvait à la fois de l'attendrissement et de la confusion. Il y eut un instant de silence; mais bientôt son bon coeur triompha de son amour-propre, elle embrassa Mlle Derville avec effusion et lui dit en versant quelques larmes:
— Que vous êtes bonne, ma chère Elise ; ah ! merci, mille fois merci!... Eh bien !
Source : Gallica

Adèle Blondel Élise, ou l'Éducation particulière… (1856)

Son ménage était tenu avec beaucoup d'ordre; elle se plaisait à entourer son mari de toutes les jouissances du luxe; ses ameublements, sa parure, étaient d'une exquise élégance. La jeune dame aimait beaucoup la société; jamais on ne vit une femme plus aimable et plus distinguée, elle faisait l'ornement des réunions les plus brillantes. Au bout de deux ans, la naissance d'une petite fille vint augmenter le bonheur des deux époux. Cette enfant reçut le nom d'Elise; Mme Derville ne voulut pas s'en séparer, elle la nourrit et l'éleva elle-même.
Source : Gallica

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