Résumé

Fanny Villars Deux ans de la vie d'une jeune fille… (1868)

Mon Dieu ! combien j'ai besoin de votre grâce ! L'impatience, l'irritation, toutes sortes de mauvais sentiments me gagnent; j'en veux à tous ceux qui m'entourent; la douceur dont je me pare dans ma conduite extérieure est feinte, — Henriette l'a bien pénétré. — Et cependant, mon Dieu, c'est à l'intérieur surtout que vous voulez régner. Si mes efforts ne sont pas récompensés par le succès, ne saisie donc pas que vous vous chargerez, vous, d'être ma récompensé? Ne m'a-t-on pas dit que « c'est le joug qui prépare la couronne! »
J'ai parlé à madame Hoff, cependant.
Source : Gallica

Fanny Villars Deux ans de la vie d'une jeune fille… (1868)

Quand je suis seule, ou qu'on ne m'observe pas, ce n'est plus une sensation pénible que j'éprouve, c'est au contraire un vif et délicieux sentiment d'enthousiasme et d'amour pour mes semblables. Mais, lorsque je suis entourée, la contrainte que je ressens à retenir l'élan de mon coeur et l'émotion qui change mes traits m'imprime une véritable souffrance. C'est cette souffrance qu'Henriette s'entend parfaitement à faire naître en me regardant et en attirant l'attention sur moi dans les moments où je donnerais tout au monde pour être seule.
Source : Gallica

Fanny Villars Deux ans de la vie d'une jeune fille… (1868)

Ali ! je sens que soeur Louise a bien raison! Je me suis abandonnée lâchement à la tristesse; je me suis renfermée dans un silence que j'ai cru digne; je n'ai pas su unir ma croix à la croix de mon divin Sauveur, et me conformer à sa volonté. Je prends aujourd'hui des résolutions toutes contraires, et je le prie ardemment de m'aider à les mettre à exécution.
Je ne veux pas être maîtresse d'école, seulement, je veux être institutrice : donner des soins à l'âme de mon élève, tâcher d'établir entre elle et moi des rapports de coeur qui me donnent de l'influence sur elle
Source : Gallica

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