Mathurin-Joseph Brisset

Résumé

Mathurin-Joseph Brisset Le Génie d'une femme, par M.-J. Brisset… (1838)

Arthur si solide et si sainte, reprit Cornélie, c'est qu'Arthur doit être un jour mon époux ; c'est que cette union , désirée par ma pauvre mère , d'après ce que m'a dit M. de Valrian, ton père, l'est aussi par ce bon oncle qui a reporté sur moi toute la tendresse qu'il avait pour sa soeur. Mais toi, mon Hortense, sais-tu si ton fol amour sera approuvé par ta famille; sais-tu si l'homme qui s'est ainsi emparé de toutes tes pensées est digne de tes affections , digne aussi de la main d'une noble jeune fille?...
Source : Gallica

Mathurin-Joseph Brisset Le Génie d'une femme, par M.-J. Brisset… (1838)

Ainsi, bonne , douce, sans prétentions , Cornélie était entourée d'ennemis ; une ligue puissante se tenait sans cesse armée contre elle, et lorsque, relisant ses vieux auteurs, elle oubliait le monde tracassier et méchant qui bourdonnait autour d'elle, ce monde, lui, s'occupait d'elle, mais pour lui nuire ou la blâmer.
Au milieu de ce déchaînement de l'envie et de l'orgueil, une seule amie lui était restée : Hortense de Valrian, sa cousine, plus jeune qu'elle de deux ans. Fille d'un émigré, Hortense avait, ainsi que Cornélie, perdu sa mère dès l'enfance.
Source : Gallica

Mathurin-Joseph Brisset Le Génie d'une femme, par M.-J. Brisset… (1838)

C'était tout juste ce qui se passait dans la pension Laborde et de Saint-Leu.
La discipline, comme dans un régiment pendant l'exercice ou devant l'ennemi, y régnait à l'heure des études; mais, ensuite, c'était bien la plus grande insubordination, la plus complète maraude qu'on pût voir. Indifférence et sécheresse de la part des unes, moquerie, haine et dédain de la part des autres, tel était le caractère des rapports qui existaient entre les maîtresses et les élèves dont se composaient, à cette époque, cet honorable établissement.
Source : Gallica

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