Madame Campan,
Lettres de deux jeunes amies
“ Mon père avoit déjà eu le bonheur d'entendre l'éloge de ses enfans, de la bouche du Grand-Chancelier, à la visite qu'il lui fit en arrivant à Paris. Je n'ai point de lettre de toi depuis ton installation au presbytère, mon Elisa. Je sais que tu dois y vivre heureuse; mais d'où vient ce long silence ? Ton oncle, ta mère , ou toi, êtes-vous malades? La douce habitude de recevoir souvent de tes nouvelles est devenue un besoin pour ton amie, et c'est dans ce moment la seule chose qui manque à son bonheur. ”
