F. Grandin, Fables et nouvelles (1844)
“ Si je m'adresse à un peuple abruti, infecté de corruption, sans en paraître dégoûté, repu de turpitudes qu'on lui jette avec mépris comme sa pâture naturelle, et qu'il reçoit d'un air stupide; Mon devoir alors m'ordonne d'écraser de toute ma puissance les vices qui rongent le corps social; de les peindre impitoyablement avec leurs traits hideux et leurs couleurs livides; enfin, de frapper à coups redoublés pour réveiller ce peuple. Je ne dois cesser de lui répéter: Tu croupis dans la fange, es-tu donc assez immonde pour te croire à ta place? ”
