F. Grandin

Résumé

F. Grandin,  Fables et nouvelles (1844)

“ Si je m'adresse à un peuple abruti, infecté de corruption, sans en paraître dégoûté, repu de turpitudes qu'on lui jette avec mépris comme sa pâture naturelle, et qu'il reçoit d'un air stupide; Mon devoir alors m'ordonne d'écraser de toute ma puissance les vices qui rongent le corps social; de les peindre impitoyablement avec leurs traits hideux et leurs couleurs livides; enfin, de frapper à coups redoublés pour réveiller ce peuple. Je ne dois cesser de lui répéter: Tu croupis dans la fange, es-tu
donc assez immonde pour te croire à ta place?
”
Source : Gallica

F. Grandin,  Fables et nouvelles (1844)

“ Quelques-uns, il est vrai, m'échappent, protégés par l'industrie, l'étude, les arts, les sciences, la philosophie, mes antagonistes déclarés; mais ils sont en si petit nombre, que je ne m'en émeus pas. J'ai bien assez de ceux qui, ne sachant pas me combattre, ne cherchent qu'à me fuir, et se précipitent aveuglément dans des sottises irréparables. C'est
en eux que je punis l'humanité du mépris qu'elle me témoigne, et jusqu'à présent je n'ai pas manqué de victimes.
”
Source : Gallica

F. Grandin,  Fables et nouvelles (1844)

“ Voilà précisément le point essentiel, mon inestimable amie. Que jamais la parole ne reste à votre adversaire après vous. Moins vous avez de bonnes raisons à faire valoir, plus il faut vous agiter, vous démener, crier, tonner, harceler votre antagoniste de manière à le réduire de lassitude au silence. Enfin , n'oubliez jamais ce grand secret : l'art sublime de la parole n'est pas l'art de parler bien, mais de faire taire les autres. ”
Source : Gallica

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