Étienne Pivert de Senancour,
Obermann
“ Il faut que toute chose ait une fin selon sa nature. Puisque ma vie relative est retranchée du cours du monde, pourquoi végéter longtemps encore inutile au monde et fatigant à moi-même ? Pour le vain instinct d’exister ! pour respirer et avancer en âge ! pour m’éveiller amèrement quand tout repose, et chercher les ténèbres quand la terre fleurit ; pour n’avoir que le besoin des désirs, et ne connaître que le songe de l’existence ; pour rester déplacé, isolé sur la scène des afflictions humaines, quand nul n’est heureux par moi, quand je n’ai que l’idée du rôle d’un homme ”
