Ernest Bersot

Ernest Bersot

Résumé

Portrait de Ernest Bersot Ernest Bersot Essai sur la Providence (1853)

PROVIDENCE NÉCESSAIRE A LA VIE MORALE.
La destinée de l'homme est la libre perfection, le moyen : l'épreuve. Cela se voit dans tout son être et dans tous ses mouvements. Si ce n'était pas, pourquoi connaîtrait-il la loi morale, cette règle si sûre, ce modèle si haut? Pourquoi aurait-il le libre arbitre ? Pourquoi l'amour du bien, la haine du mal, et la paix intérieure et le remords, selon qu'il a suivi l'un ou l'autre, et le contentement de soi-même, quand il va vite dans la bonne voie, et l'éternel mécontentement, tant qu'il lui reste du chemin à faire?
Source : Gallica

Portrait de Ernest Bersot Ernest Bersot Essai sur la Providence (1853)

La puissance d'aimer qui s'agitait en elle, sans se connaître, s'est essayée maintenant, et dans cette épreuve elle s'est reconnue comme l'aspiration invincible de notre être vers l'infini. Où est cet infini, son objet véritable? En Dieu, hors du monde des sens, dans le monde de l'immuable perfection? Oui, il doit être là; c'est là, en effet, le dernier terme de nos désirs, le lieu de la parfaite félicité. L'âme tente cette entreprise nouvelle, elle rompt avec le monde extérieur, elle ne veut plus de commerce qu'avec l'esprit invisible.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Bersot Ernest Bersot Essai sur la Providence (1853)

Cet enfant, qui aime de toutes ses forces sa mère, sait-il donc par quels liens il tient à elle, comment elle l'a porté dans son sein, comment il a vécu de sa vie, par quel art s'exerce cette providence qui l'enveloppe dans tous ses mouvements; où elle le conduit, si même elle le conduit quelque part; quel est le sens profond de ses préceptes, le secret de ses démarches ? Il ignore tout cela ; mais il connaît qu'un être plus grand que lui, plus fort que lui, veille sur son bonheur, et, en retour, il l'aime.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature