François de Fénelon, Oeuvres philosophiques de Fénelon… (1872)
“ Dieu, Dieu partout, et encore Dieu seul. Quand je pense, Seigneur, que tout l'être est en vous, vous épuisez et vous engloutissez, ô abîme de vérité, toute ma pensée ; je ne sais ce que je deviens : tout ce qui n'est point vous disparaît, et à peine me reste-t-il de quoi me trouver encore moi-même. Qui ne vous voit point n'a rien vu ; qui ne vous goûte point n'a jamais rien senti ; il est comme s'il n'était pas ; sa vie entière n'est qu'un songe. Levez-vous, Seigneur, levez-vous: qu'à votre face vos ennemis se fondent comme la cire et s'évanouissent comme la fumée ! ”
