François de Fénelon

Résumé

François de Fénelon Oeuvres philosophiques de Fénelon… (1872)

Dieu, Dieu partout, et encore Dieu seul. Quand je pense, Seigneur, que tout l'être est en vous, vous épuisez et vous engloutissez, ô abîme de vérité, toute ma pensée ; je ne sais ce que je deviens : tout ce qui n'est point vous disparaît, et à peine me reste-t-il de quoi me trouver encore moi-même.
Qui ne vous voit point n'a rien vu ; qui ne vous goûte point n'a jamais rien senti ; il est comme s'il n'était pas ; sa vie entière n'est qu'un songe. Levez-vous, Seigneur, levez-vous: qu'à votre face vos ennemis se fondent comme la cire et s'évanouissent comme la fumée !
Source : Gallica

François de Fénelon Oeuvres philosophiques de Fénelon… (1866)

Voilà la religion; car la religion est l'amour. Aimer Dieu, et en communiquer l'amour aux autres hommes, c'est exercer le culte parfait. Dieu est notre père; nous sommes ses enfants. Les pères de la terre ne sont point pères comme lui; ils n'en sont que l'ombre. Nous lui devons la connaissance, la vie, l'être, et tout ce que nous sommes. Faut-il que nous, qui avons tant d'horreur de l'ingratitude d'homme à homme sur les moindres bienfaits, nous fassions gloire d'une ingratitude monstrueuse à l'égard du père de qui nous avons reçu le fond de notre être !
Source : Gallica

François de Fénelon Oeuvres philosophiques de Fénelon… (1872)

Allez, non comme un grand prince, mais comme un petit berger avec cinq pierres, contre le géant Goliath. Pourvu que vous ne vous préveniez ni pour ni contre personne, que vous écoutiez tranquillement tous ceux qu'il convient d'écouter ou de consulter, et qu'ensuite, sans aucun égard à vos goûts et à vos dégoûts naturels, ni à vos préjugés, vous suiviez ce que Dieu, présent et humblement invoqué, vous mettra au cœur, vous vous sentirez libre, soulagé, simple, décisif, et vous ne ferez de fautes qu'autant que vous manquerez à agir dans cette dépendance continuelle de l'esprit de grâce.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature